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Articles techniques / L'anatomie des poissons

Les nageoires impaires

Ce sont celles qui n’ existent qu’ en un seul exemplaire : dorsales, anale, caudale.

Elles sont situées dans l’ axe de symétrie du poisson, et ne sont pas reliées à la colonne vertébrale, mais maintenue dans la chair par des prolongements osseux des rayons (que l’ on appelle à tort ar tes, car ce sont en réalité des os, comme toutes les autres ar tes).
Les poissons d’ aquarium possèdent une (Cyprinidés, Poeciliidés) ou deux nageoires dorsales (Melanotaeniidés). Les Characidés (tétras, néons) et certaines espèces regroupées sous le nom de poissons-chats (par exemple les Corydoras, famille des Callichthyidés) constituent un cas à part : ils ont bien deux nageoires dorsales, la deuxième, plus petite n’ a pas de rayons et porte le nom de nageoire adipeuse.

La nageoire anale est toujours située en arrière de l’ anus (et donc également en arrière des orifices urinaire et génital, proches de l’ anus). Dorsale et anale jouent un rôle identique à celui de la quille d’ un bateau, pour l’ équilibre vertical du poison. Elles peuvent se replier le long du corps, lors de déplacements, pour améliorer l’ hydrodynamisme.

La nageoire anale est particulière chez les m’les de Poeciliidés (guppys, xyphos, platys, mollys), elle est modifiée en un organe particulier, le gonopode. C’ est une petite gouttière formée par quelques rayons, et qui permet l’ écoulement du sperme vers l’ orifice génital de la femelle, lors d’ un pseudo-accouplement. La présence de cet organe permet de reconnaître aisément les m’les, quelques mois après la naissance.

La nageoire caudale, très souvent appelée queue (à tort), est plus ou moins échancrée elle joue un rôle de propulsion et de gouvernail avec la partie postérieure du corps.

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