| Articles techniques / l'alimentation des poissons |
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LES
BESOINS DES
POISSONS
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L alimentation varie en fonction des espèces et la diversité est assez importante, il faut donc fournir aux poissons les aliments les plus adaptés. De plus, il ne faut pas oublier que le régime alimentaire varie en fonction de la taille : un alevin épuise rapidement les réserves de sa vésicule vitelline, puis se nourrit de plancton avant d adopter progressivement le régime des adultes. D une manière
générale, toute proie doit être adaptée
à la taille de la bouche : la longueur totale d un aliment
doit tre inférieure à 80% de la largeur de la bouche.
Sur la totalité des aliments ingérés, environ un tiers sont destinés à assurer la croissance et la production des oeufs ceci est principalement le rôle des protéines. Un deuxième tiers assure le métabolisme (le fonctionnement du corps : respiration, digestion, circulation sanguine, excrétion) et les déplacements. Les lipides et les glucides sont les principales molécules impliquées dans ces phénomènes, mais les protéines y contribuent également (ce qui n est pas le cas chez les vertébrés supérieurs, mammifères et homme, chez lesquels l énergie est d abord fournie par les glucides, puis par les lipides). Lipides et glucides sont brulés dans les cellules, en présence d'oxygène, cela fournit de l énergie récupérée par d autres molécules riches en phosphore. Toutes ces réactions chimiques produisent des déchets: gaz carbonique (CO2) rejetépar la respiration, excrétion solide (fèces ou excréments), excrétion liquide (urine). Ces deux derniers types de déchets sont principalement composés de d azote et de phosphore qui se retrouvent donc dans l eau, et qui doivent tre éliminés.
Une partie des protéines ingérées est brulée pour produire de l énergie, notamment chez les poissons carnivores. L autre partie, après digestion, fournit des petites molécules, les acides aminés, qui vont servir à construire les protéines corporelles du poisson : muscles, et oeufs lors de la reproduction. Les protéines non digérées produisent de l azote dans l excrétion. Selon les espèces, les protéines constituent 25 à 55% de la ration alimentaire, ce qui est nettement supérieur aux animaux àsang chaud (certains oiseaux, mammifères, dont l homme). La ration alimentaire des alevins et des juvéniles est plus riche en protéines que celle des adultes, leur vitesse de croissance étant plus élevée.
Les lipides sont constitués de substances grasses (les acides gras) liés à d autres molécules. Ce sont des produits très énergétiques qui complètent les protéines dans ce domaine. Ils sont particulièrement importants dans l alimentation des géniteurs, car ils constituent une part non négligeable des réserves des oeufs, qui deviendront après l éclosion la vésicule vitelline. La circulation sanguine de la mère apporte les lipides et les protéines dans les gonades pour la fabrication des oeufs. Leur proportion dans la ration dépasse rarement 15%, une alimentation trop riche en lipides est souvent préjudiciable aux poissons. En effet, comme ils se déplacent en principe moins que dans la nature, les lipides ne sont pas tous brulés pour produire de l énergie, ils s accumulent notamment dans les viscères pour y former des dépôts de graisse, et dans les muscles. On obtient alors des poissons carpés, en référence à certaines variétés de carpes d élevage, plus hautes que la souche sauvage.
Plus simplement, ils
constituent ce que l on appelle les sucres, et sont assez abondants
dans les végétaux : les structures de soutien, l
amidon, la sève ne sont que des sucres complexes.
Ce ne sont pas des molécules énergétiques, elles participent au bon fonctionnement de l organisme. Leur importance est très grande chez les poissons (comme chez tous les animaux) et parfois sous-estimée ou négligée. Une alimentation carencée
en vitamines, c est à dire avec des manques (quantités
insuffisantes ou absence totale d une vitamine) limite la croissance,
diminue la résistance aux maladies, et entraîne parfois
une déformation de la colonne vertébrale ce type de
problème n est pas forcement perceptible à l
oeil humain.
Ils sont également
indispensables à la bonne santé des poissons, en faible
quantité (entre 1/10 000 ý 1/ 1000 000 du poids du corps),
leur carence entraîne notamment des problèmes de colonne
vertébrale. |
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